les "Astro Plumes"


Jean-Marc PUCHOT

De l’idéologie à la réalité,
De la théorie à la pratique,
De l’astrologie à la consultation,
Des idées reçues aux comportements de demain

 

Comme beaucoup d’astrologues professionnels, j’ai été confronté à un moment donné au fait de m’adapter à la demande des clients.

Et c’est à travers cette réflexion que s’effectue mon besoin de relater mon parcours, mes réflexions, mes expériences dans ce domaine.

Je me suis intéressé à l’astrologie lorsque j’avais 21 ans. Deux ans plus tard, j’ai commencé une formation par correspondance auprès de l’A.I.A. avec François Villée. Vers 25 ans, je fus sollicité par quelques personnes curieuses d’apprendre quelques faces cachées de leur personnalité pour établir leur thème de naissance. Rapidement, et faisant suite à leur thème révélant des aspects importants de leurs comportements et fonctionnements, elles ont désiré connaître les éléments pouvant survenir dans un avenir proche.

Cette “curiosité “ propre à l’être humain révèle que, lorsque le thème natal est interprété selon les bases connues et en relation avec une déontologie, celui-ci éveille chez le sujet le besoin de connaître l’avenir. Mais pour nous, spécialistes astrologues, nous dirons soucieux de connaître le conditionnement céleste de l’instant, annuel ou autre.

L’aspect positif de cet état provient essentiellement de la véra­cité du profil psychologique dévoilé par le thème de naissance. J’ai remarqué tout au long de ces seize ans d’études et d’expé­riences, que les consultants sont très rarement motivés de connaître leur profil psychologique afin de mieux appréhender l’a­venir. Si leur motivation dévoile une réelle approche psychanaly­tique dans le désir de corriger certains traits de caractère ou pour mieux comprendre, s’adapter à l’autre et aux autres, ceci reste fondamentalement l’apanage d’une minorité. De plus, cette mino­rité reste discrète et ne cherche pas à s’imposer ou à interférer les acquis collectifs existants.

Alors, le côté matériel, financier devient assez préoccupant lorsque l’on a choisi de vivre avec cette profession. Si seulement, la masse collective faisait la différence entre l’astrologie, la voyance, la tarologie et toutes les sciences plus ou moins paral­lèles à ces secteurs, notre rôle serait facilité. Je fais allusion aux mélanges “tutifrutti” plus ou moins spirituels mettant sous forme de “cocktails” de la connaissance, les nouvelles thérapies au rythme des astres, du new age astral ou du thème karmique.

Combien y a-t-il d’astrologues parmi les professionnels de l’astrologie qui exercent uniquement avec les astres?

Pas assez à mon humble avis, et tout le problème tourne autours de cette lacune. Il faut trouver le message qu’il convient et professer en adaptant la consultation à l’ensemble des exi­gences déontologiques, matérielles, personnelles, psycholo­giques et ce n’est pas toujours facile.

Il suffit de présenter différemment la connaissance des astres et ce qu’ils peuvent apporter sur le plan psychologique par une aide, des conseils propres à l’identité de chacun de nous. Nous devons trouver une nouvelle forme de présentation de l’astrolo­gie sinon nous ne pourrons pas avancer dans ce domaine. Trop de retards et de silences cautionnent cet enlisement collectif.

Depuis Astroculture, j’ai eu par ce biais l’opportunité d’échan­ger des avis, un ressenti par rapport au message véhiculé par l’astrologie. En faisant la synthèse, je m’aperçois que les person­nes sensibilisées par l’influence des astres sélectionnent d’elle-même la lecture ou l’écoute de leur horoscope quotidien. Il faut être conscient de la réalité et admettre que nous n’en sommes que là. Pourquoi? Parce que ces personnes ne connaissent même pas les planètes de notre système solaire et encore moins le rythme et l’influence d’un thème natal. Pour que l’astrologie soit accessible à tous, pour que celle-ci puisse circuler comme il se devrait, il faut tout reprendre à la base. De ce fait, des conféren­ces plus ou moins élitistes ne trouvent pas un large public mais plutôt des initiés ou des personnes avides de connaissances mais parfois réfractaires à la pseudo science astrologique.

Après une étude sérieuse établie d’après des sondages locaux, il s’avère majeur d’avoir une approche médiatique adap­tée à notre époque.

Cette étude relate qu’il y a deux façons d’informer les adultes par un moyen de communication efficace, par les enfants et par l’intérêt que porte l’espèce humaine aux animaux. D’ailleurs il est aisé de vérifier cet état de fait ne serait-ce qu’en regardant la publicité. Les publicitaires se sont penchés avant nous sur les moyens efficaces de communication. Il est majeur d’ajuster nos messages en nous adaptant réellement à tout ce qui nous entou­re. D’ailleurs ne serait-ce pas un des messages de Pluton en Sagittaire?

Mais pour accéder au monde de l’enfance, dans les maternel­les, les écoles primaires et les établissements du secondaire, il faut être agréé par l’éducation nationale. Le problème redevient entier. Comment présenter l’astrologie autrement que par l’aspect divinatoire ou plus ou moins mystique comme le perçoit le corps enseignant? Tout le travail reste à faire! Nous devons au sein de la fédération faire cohésion même en ayant des sensibilités diffé­rentes afin d’unir nos efforts pour que l’astrologie retrouve sa place au sein des disciplines enseignées.

C’est dans cet optique que la manifestation Astroculture devient novatrice, adaptée au problème que j’énonce. Ayant moi-même engagé et perdu des fonds personnels et malgré ce, je continue l’effort, l’élan commencé en 98. J’ai décidé d’occulter “l’échec “, les freins socioculturels. A l’équinoxe de printemps a eu lieu pour vingt et un jours, une exposition de peinture, de photos et de céramiques dans un château féodal du XIIe siècle en rénovation. Ce château rayonne dans la région grâce à une “aura” sélective culturelle, historique. Cette exposition s’est déroulée dans deux endroits totalement différents à Alès dans le hall de la mairie et au pied des Cévennes au château de Portes. Le 21/03 a eu lieu une journée porte ouverte orientée sur l’aspect psychologique commun entre la graphologie et l’astrolo­gie.

Parmi les artistes exposants certains ont accepté qu’on étudie leur profil psychologique avec l’analyse de leur création d’après leur écriture et leur thème de naissance. Cette étude a été jointe au programme de l’exposition. En rédigeant cet article, je reste convaincu que nous ferons évoluer les mentalités. Cependant, cela prendra du temps, de l’énergie avant que l’on en ressente les retombées positives. Il est primordial, ensemble, de continuer notre lancée au sein de la fédération. Au sein de celle-ci existe deux “types d’astrologues’, ceux qui pratiquent la consultation et plus accessoirement l’enseignement, ceux axés principalement sur la pratique de l’enseignement, de la recherche et plus acces­soirement la consultation. Forcément, la pratique et l’approche diffère au sein de ces deux groupes principaux. La fédération doit admettre tous les fonctionnements personnels tant que la déon­tologie est strictement respectée.

Par contre, je pense qu’il n’y a qu’une seule façon d’ouvrir les portes bien closes de la reconnaissance de notre activité. C’est de mettre en avant l’approche astrologique, céleste, en dehors de toute prédiction ou divination, par le conseil, l’aide à la décision. Mais surtout en proposant des outils disponibles de recherche, d’approfondissement et de connaissance de soi, des autres, mais aussi de la vie avec une ouverture d’esprit sur les réalités et les valeurs plus vastes de notre quotidien.

Malgré cette présentation à laquelle il faut se soumettre sérieusement auprès des personnalités constitutionnelles, il ne faut pas oublier que la grande majorité des personnes venant nous consulter n’est sensibilisée que par l’aspect prédictionnel. Nous avons la charge d’osciller cette tendance, mais restons conscients que la manœuvre sera éprouvante.

Jean-Marc PUCHOT

 

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